Interview pour Les Chroniques Littéraires d’Ellsy Sou !

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Quand Doudou-Éditions rencontre les Chroniques Blogulaires d’Ellsy Sou !

Il y a quelques temps déjà, je vous annonçais que des nouvelles interviews et chroniques littéraires allaient être publiées prochainement. Hé bien en voilà une toute nouvelle !

Réalisée par Ellsy Sou de l’excellent Blog Littéraire : Les Chroniques Bloggulaires d’Ellsy Sou, vous pouvez d’ores et déjà en prendre connaissance directement sur son site : ICI  ou la lire en intégralité ci-dessous !

Je tiens à la remercier tout particulièrement pour ce tête à tête très professionnel et cette belle amitié littéraire ! Allez visiter son Blog littéraire, il en vaut sacrément le Détour !

Nous continuons aujourd’hui notre rendez-vous Interview hebdomadaire mais cette fois-ci je vous emmène à la découverte de la maison d’édition Doudou Editions.

Qui se cache derrière Doudou Editions ?

Derrière Doudou-Editions, se cache une femme auto-entrepreneuse, artiste, illustratrice, écrivaine et à présent éditrice de livres pour enfants.
Pluquin Stéphanie, voilà mon nom ou encore Smithy, un surnom que l’on m’a donné depuis ma tendre enfance et que j’ai gardé au fil des années mais que je n’exploite pratiquement plus pour le côté professionnel de ma vie.

Pourquoi ? Je dirais… parce que j’ai atteint, d’une certaine manière l’âge de raison, selon moi en tout cas, et que je n’ai plus à me cacher derrière un surnom. J’ose à présent afficher mon nom en toutes lettres.
En tant qu’artiste on aime garder l’anonymat, ce que j’ai fait pendant longtemps puisque je suis peintre, graveuse sur verre, créatrice en tout genre…
Mais en tant qu’éditrice, j’ai trouvé ma voie, ce métier me ressemble à 100%, je fais enfin ce que j’aime vraiment et je l’assume totalement !

Comment et pourquoi créer une maison d’édition notamment spécialisée dans la jeunesse ?

Comment ? Après de très longues heures, devrais-je dire de semaines pour ne pas dire mois, de réflexion, de recherches d’informations en tout genre sur ce statut qui est particulier et qui comporte de nombreux statuts différents au sein même de son nom.
En effet, on peut être éditeur, éditeur à compte d’auteur, auto-éditeur… Il me fallait trouvé le statut qui convenait à ce que je voulais réellement faire. J’ai donc opté pour l’auto-édition ce qui veut dire que j’écris, j’illustre et j’édite uniquement mes ouvrages personnels.
Néanmoins, je peux, si je le souhaite, collaborer sur des livres avec d’autres auteurs et illustrateurs, je le ferai sûrement dans l’avenir, mais pour le moment j’ai un certain nombre d’idées de livres que j’aimerais exploiter sous toutes les coutures moi-même.

Pourquoi ? Pour être mon propre patron. Je n’ai jamais aimé être sous les ordres de quelqu’un, être obligée de faire telle ou telle chose juste parce qu’on me demande de le faire un point c’est tout. Je voulais rester libre et je le suis avec ce statut.

Vous m’avez confié être illustratrice, auteur et ME. N’est ce pas trop dur de gérer ses 3 rôles ?

C’est un peu compliqué d’avoir 3 casquettes professionnelles différentes mais j’avoue que je m’y plais bien en fait.
Le moins évident, c’est qu’il me faut diviser mon temps de travail pour chaque métier, de ce fait, parfois je manque de temps pour écrire ou dessiner, car le métier d’éditrice prend le dessus.
Bien entendu, parfois, cela ne se déroule pas tout à fait comme prévu. On a une demande à traiter vite, parfois même un manque d’inspiration, un problème personnel à régler… Ce n’est pas évident de tout concilier, de trouver de la place pour tout et pour tout le monde.

Je pense que c’est le plus difficile à gérer quand on travaille à domicile.
Cela fait que quelques mois que je me suis lancée, je prends peu à peu mes marques, j’organise de mieux en mieux mon temps de travail pour chaque métier et j’arrive à me faire plaisir, je pense que c’est le principal !

Quand trouvez vous le temps d’écrire ?

Mes 3 métiers en 1 demandent de l’organisation, de la méthode et il faut savoir se tenir au planing de la journée qui est établi en général la veille.
Une journée type ressemble à cela : le matin, je mets ma casquette d’éditrice et de Web-entrepreneuse ! Je m’occupe de la communication et de la publicité de mon entreprise. Les réseaux sociaux, le blog à alimenter, le site à mettre à jour…
Tout en prenant quelques notes d’idées qui me viennent pour mes livres en cours ou ceux à venir.
Plusieurs post-it sont donc en attente sur mon bureau physique ou informatique.
L’après-midi, je me consacre à mes illustrations : je dessine, je peints les illustrations réalisées la veille…
En fin d’après-midi, j’écris. Je travaille sur au moins 2 livres simultanément, cela me permet de jamais être à cour d’idées ou en manque d’inspiration.
Je jongle sur plusieurs sujets qui sont complètement différents voire opposés, ainsi quand je n’arrive pas à écrire pour un projet, pour l’autre cela se passe autrement. Je relis les quelques lignes qui ont clôturées ma précédente session d’écriture et l’inspiration revient d’elle-même en relisant les petites notes que j’ai pris le matin.
Le soir, je me pose devant un bon film et soit j’écris à nouveau si je n’ai pas eu le temps de terminer ou si une belle idée fuse dans mon esprit, soit je reprends mes crayons pour un projet en cours ou à venir.

J’écris au minimum 2 heures par jour, je pense que l’écriture est un exercice auquel il faut s’entraîner quotidiennement, tout comme l’illustration d’ailleurs !

Avez vous un rituel d’écriture ?

Disons plutôt des petites habitudes… Un grand shaker à boire avec une paille, un cahier avec un stylo, même si j’écris sur un logiciel de traitement de texte, quelques idées pour les chapitres à venir me viennent souvent en écrivant. Un point à ne pas oublier de détailler, d’expliquer ou sur lequel il faut revenir plus tard… Un bloc de papier avec un crayon de bois pour esquisser ce que j’écris.

Un peu de musique en fond, quelque chose de doux : de la musique classique, du jazz… avec beaucoup de piano, cela me détend et m’apporte de la concentration. Sans oublier mon vapo, ma cigarette électronique avec un goût de fruits ou d’amendes grillées…

Ou trouvez vous l’inspiration que ce soit pour vos écrits ou vos illustrations ?

Etant donné que mes livres s’adressent aux enfants, je les étudie beaucoup. Leurs réactions face à telle ou telle situation, leurs émotions qui sont toujours pleines et vives. J’ai beaucoup d’enfants autour de moi, je les questionne beaucoup, je les écoute raconter leurs petites vies, ce qu’ils vivent au quotidien à la maison, à l’école ou dans leurs activités sportives ou artistiques.

Ils sont bien entendu ma source d’inspiration première pour mes écrits.
Pour ce qui est de mes illustrations, j’ai toujours dessiné depuis ma plus tendre enfance, c’est la chose la plus simple à faire pour moi, tout en comportant la difficulté de l’illustration même, à savoir, faire passer un message par un simple dessin qui sera compréhensible au premier coup d’oeil.

Pourquoi avoir choisi la jeunesse ?

Les enfants sont fascinants, ils vivent l’instant présent à fond, sans se poser de questions sur ce qu’il adviendra après. L’insouciance est une qualité que l’on perd en grandissant. Bien entendu, quand on la perd on prend conscience que nos actes peuvent avoir des répercussions sur tout ce qui nous entoure, cela dit, vivre sans se poser de questions fait du bien aussi et c’est, je pense, ce que les adultes envient le plus aux enfants car eux, ne s’empêchent pas de faire telle ou telle chose en se disant : oui mais si je le fais, après que va-t-il se passer ?

Les enfants sont des éponges, ils absorbent tout et n’importe quoi, d’où la difficulté de leur enseigner dès leur plus jeune âge les choses à faire, et à ne pas faire pour ne pas blesser les autres, pour être respecteux de tout et de tout le monde. Leur insouciance naturelle les en empêche justement.
Les enfants sont fragiles, émotifs et je pense sincèrement qu’en leur apportant de bonnes bases, cela les construit pour plus tard en faire des adultes responsables, doués de compassion, soucieux de leur prochain et de leur environnement.

Enfin, les enfants aiment rêver, se construire un petit monde qui leur appartient et eux seuls peuvent inviter leurs amis à y entrer.
Pour moi la lecture est un échapatoire merveilleux, elle permet justement de s’inventer un univers, de s’imaginer évoluant dans une autre réalité.
J’essaie à travers mes livres de leur donner un petit bout de mon imaginaire pour qu’ils développent le leur !

Qu’est ce qui vous tient à coeur dans la vie ?

Un tas de chose en fait. Le bien-être de mes proches est primordial, prendre du temps à consacrer à ma famille et mon chien Loustik, dont il est en plus le héros de quelques uns de mes livres, c’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai sauté le pas, celui de réaliser mon rêve d’être écrivain !
Avoir un peu de temps pour lire, regarder un bon film, aller visiter une exposition…
Par dessus tout la vie des enfants qui doit être selon moi merveilleuse, épanouissante et sans barrières.
Ils sont bien plus créatifs si on les laisse faire les choses, leur permettre de se découvrir eux-mêmes à travers toutes sortes d’activités.
On ne doit, nous, en tant qu’adultes, ne pas leur dire : non ne fait pas ci ou ça parce que… Le « parce-que » que nous évoquons est fait de ce que nous, nous en avons déduit selon nos propres critères ou expériences, ces restrictions n’appartiennent qu’à nous !

Laissons-leur faire leurs propres déductions. S’essayer à faire quelque chose est le meilleur moyen d’apprendre ce qu’on aime faire ou non, sans à prioris, sans jugement d’aucune sorte. Bien entendu nous pouvons les aider, les aiguiller pour que leurs expériences soient les meilleures possibles.
Mais il leur appartient de se découvrir pour devenir des adultes épanouis, des citoyens responsables et concernés par le monde qui les entoure.

Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment, je lis un roman que j’aime beaucoup :  » Les âmes perdues d’Angelkov par Linda Holeman ».

A côté de cela, je lis et découvre pour le côté professionnel des choses : « Victor s’amuse en vacances, Flocon en voyage, Ma première grand histoire de Loup, Ce qu’ourson aime le plus, Zelda, Les Dragons…. Des livres pour la petite enfance illustrés avec beaucoup de talent !

Quel a été votre dernier coup de coeur ?

Mon dernier coup de coeur littéraire a été : « La robe de la sagesse par Lobsang Rampa », bien qu’il ne soit pas nouvellement sortie, c’est un livre plein de sagesse. Je ne me dis pas Bouddhiste, je n’ai pas cette prétention, mais j’aime tout ce qui s’y rapporte et je dois dire que découvrir la vie de ce futur Lama tibétain est un pur bonheur, un moment de quiétude, d’évasion et de compréhension de la compassion humaine qui me fascine.

Mon dernier coup de coeur artistique : « la découverte d’un Webzine, magazine en ligne, abordant tous les aspects de la vie communautaire basée autour de l’Art : le Webzine d’Eilymë, qui est en plus une amie très chère qui a beaucoup de talent, graphiste de métier, elle collabore avec son mari, un photographe urbain qui a un oeil avisé sur le monde.

Dans mes chroniques, j’ai toujours le mot de la fin. Aujourd’hui il est à vous :

Tout d’abord : Merci pour cette belle interview ! Les questions posées et abordées ont été recherchées, elles diffèrent de celles posées d’habitude ce qui m’a donné beaucoup de plaisir à y répondre.

Ensuite, Bravo pour ce joli blog littéraire qu’est le vôtre que j’ai plaisir à suivre pour y découvrir vos différentes chroniques, toujours sincères !

Et enfin, à tous les lecteurs de cette interview, je vous invite à venir découvrir mon univers : https://doudouedition.Fr et à recevoir votre cadeau : Loula, la luciole qui ne brille pas ! Un livre pour enfants, à partir de 5 ans, qui aborde les délicats sujets du handicap et du harcèlement scolaire !
Au plaisir de vous l’offrir !

 

 

En exclusivité, voici la prochaine sortie de cette belle maison d’édition pour le plaisir de nos enfants.